Les dernières actualités

haie bord de route
Journée d'échange sur la gestion de haies de bord de route...
En partenariat avec d’autres structures exerçant le rôle de relai bois énergie dans la région, Missi[...]
planter haie bocage
Comment planter des haies bocagères avec subventions ?...
Protection des troupeaux, préservation des sols, production de bois d’œuvre et de chauffage, habitat[...]
mission bocage assemblée générale
Mission Bocage a présenté son activité sur l'année 2016...
L'assemblée générale de Mission Bocage s'est tenue le 30 mars dernier à Beaupréau. Vous retrouvere[...]
Valorisation des bois de bord de route : journée technique d’échanges d’expériences...
Les bois issus de l’entretien des bords de route, des délaissés de voiries ou de chantiers urbains r[...]
Mission Bocage est membre du réseau Afac-Agroforesteries Afac Agroforesteries
Vous êtes ici : Mission Bocage, arbres et haies champêtres > Actualités > Agroforesterie et paddocks, une association astucieuse

La première plantation agroforestière de la saison s’est tenue lundi 30 novembre, au GAEC R’Belait sur à Chaudron-en-Mauges, dans le Maine-et-Loire. Au total, c’est 313 arbres, répartis sur 9,3 ha, qui ont été plantés dans la journée. Cette plantation à été l’occasion de tester pour la préparation du sol un nouvel outil : la vrille à couteaux, qui a permis de travailler que l’emplacement de chaque arbre et qui favorisera une meilleure exploration du sol par les racines des jeunes plants. En outre, la spécificité de ce projet tient de son organisation en paddocks. Les alignements, qui composent l’agroforesterie, tiennent ici le rôle de séparateurs utiles de petits espaces de pâturages correspondant à deux jours. Ainsi, la parcelle et les animaux tireront partis des multiples effets des arbres champêtres.

agroforesterie paddockEn effet, l’exploitation est en production de lait de vache, en agriculture biologique. La ferme se situe au cœur d’une zone de bocage dégradé, avec des éléments arborés discontinus et/ou disparates. Les perspectives de progression s’orientent vers une recherche d’autonomie dans le fonctionnement global de la structure. Outre le système de production, c’est aussi un objectif de qualité qui est suivi, en recherchant une meilleure performance dans l’alimentation par le séchage en grange des luzernes produites. Le bien-être animal figure également parmi les priorités du projet.

Le projet d’agroforesterie est divisé en trois parcelles, pour un total de 9,3 ha. Sur celles-ci, on trouve une division en paddocks de 2 ha. Les arbres sont espacés de 10 m sur la ligne et la distance entre les lignes varient entre 30 et 60 m. Chaque paddock est subdivisé par une ou deux lignes d’agroforesterie complémentaire.

Associer paddocks et agroforesterie, associer efficacité et multifonctionnalité

Le pâturage en paddock est basé sur la surface nécessaire pâturé par vache en une journée et le temps de retour des animaux après le passage (repousse). On parle d’optimisation du pâturage. A partir de ces données, il est défini une surface de paddock pour le troupeau. Pour cette exploitation, chaque paddock doit représenter environ deux hectares pour le système soit optimisé. Des lignes d’arbres sont installées sur les limites et d’autres lignes intermédiaires sont proposées pour renforcer l’efficacité de l’agroforesterie.

agroforesterie paddock

Le travail de l’agriculteur et du conseiller agroforestier sont liés très fortement sur ce type d’organisation agricole.

Le rôle de l’agroforesterie

plantation-agroforesterieTout d’abord, la protection et le bien-être des animaux en les abritant des aléas climatiques comme la pluie, le soleil estival, la grêle et le vent, qui sont autant de facteurs de stress. La présence des arbres produit une ambiance tranquille qui calme les animaux.

Ensuite, l’amélioration du sol favorisera la pousse des herbes fourragères, notamment en été, ainsi que leur diversité. Par ailleurs, certaines essences comme le frêne fourrager constituent un excellent complément alimentaire.

En complément, les arbres conduits en haut-jets viseront à produire du bois d’œuvre. Cela permettra d’améliorer le capital de la parcelle. Les sept essences utilisées dans l’implantation agroforestière pourront satisfaire ce besoin.